Léoville Poyferré 2004 salué par Chris Kissack

Actualités | 23 février 2026

Récemment, le journaliste britannique Chris Kissack, fondateur de The Wine Doctor, a consacré un article au Château Léoville Poyferré 2004 dans sa rubrique Weekend Wine.

Millésime souvent qualifié de sage, 2004 s’est souvent trouvé éclipsé entre l’exubérance de 2003 et le triomphe de 2005. Un contexte qui l’a longtemps maintenu dans une relative discrétion. Et pourtant, Chris Kissack insiste, ce sont précisément ces années moins spectaculaires qui réservent parfois les plus belles surprises aux amateurs attentifs.

Plus de vingt ans après sa naissance, ce 2004 révèle aujourd’hui toute sa tenue et sa profondeur, saluées par une note de 94/100. Une reconnaissance qui met en lumière la capacité de Léoville Poyferré à exprimer, au-delà des effets de millésime, la constance de son style et la solidité de sa structure.

Léoville Poyferré 2004 salué par Chris Kissack - Léoville Poyferré

Le commentaire de dégustation de Chris Kissack :
🇬🇧
« It continues in an immediately pure and fresh style on the palate, with youthful fruit set in a supple density which sits forward on the palate, maintaining a plump and textural substance through the middle, filled with dark plum, violet and more mature nuances of tobacco, backed up by a dry but tightly knit core of tannins. It culminates in a bright, acid-fresh finish, easing into a length rich in powdery, sooty and peppery tannin. Overall it is a restrained but seductive interpretation of St Julien, one which for its age retains a noteworthy degree of substance, texture and structure; while it drinks fine now, there is much potential here. Give it another five or ten years in bottle and this will be shimmering, I am sure, so hands off for now. »

🇫🇷
« En bouche, le vin prolonge immédiatement cette impression de pureté et de fraîcheur, avec un fruit encore juvénile inscrit dans une matière souple et dense qui s’exprime dès l’attaque, conservant une substance ample et texturée en milieu de bouche, portée par des notes de prune noire, de violette et des nuances plus évoluées de tabac, soutenues par un noyau tannique sec mais étroitement serré.
La finale, vive et marquée par la fraîcheur de l’acidité, s’étire sur une longueur riche en tanins poudrés, légèrement fumés et poivrés.
Dans l’ensemble, il s’agit d’une interprétation retenue mais séduisante de Saint-Julien qui, pour son âge, conserve un degré notable de matière, de texture et de structure ; s’il se goûte très bien aujourd’hui, il possède encore un réel potentiel. Laissez-lui encore cinq à dix ans en bouteille et il rayonnera, j’en suis certain, mieux vaut donc patienter pour l’instant. »

 

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