Lettre de Michael Schuster

Actualités | 16 octobre 2026
Lettre de Michael Schuster - Léoville Poyferré

Les retrouvailles avec Michael Schuster se sont prolongées comme toujours : par une lettre.

Cette grande plume britannique, qui venait à Bordeaux au volant d’une voiture de collection, nous a fait le plaisir de déguster nos vins lors de la Church House Tasting la semaine dernière à Londres.

Voici ses mots traduits en français sur Château Léoville Poyferré 2022 et 2025 :

Ces deux Léoville Poyferré sont véritablement du niveau des Premiers Grands Crus Classés, à tel point qu’ils rendent désormais les notes chiffrées parfaitement absurdes. Vous savez d’ailleurs que je n’y ai jamais été particulièrement attaché.

« Les 2022 et 2025 sont deux vins absolument merveilleux, aux styles pourtant radicalement différents, chacun exprimant à sa manière le vignoble et son millésime. Des vins accomplis à tous égards : densité, précision, expression aromatique, finesse, distinction, complexité et, par-dessus tout, harmonie. Deux interprétations magistrales de votre terroir, de votre travail à la vigne, de votre savoir-faire en vinification et de votre vision.

(…) Les Léoville Poyferré 2025 et 2022 me semblent tous deux révéler cette finesse, ce raffinement aristocratique qui sommeillent dans votre vignoble. Le 2025 l’exprime avec une structure plus délicate, une noblesse discrète, une distinction presque racée. Indéniablement un Lafite, si vous me permettez cette comparaison. Le 2022, quant à lui, en offre une interprétation plus somptueuse : immédiate, généreuse, ample, irrésistiblement séduisante et gratifiante. À choisir !

Sur le plan qualitatif, impossible de les départager, ne serait-ce que de l’épaisseur d’un cheveu. Deux Médoc magnifiquement constitués, accomplis, gracieux et tout simplement glorieux. Chapeau à toute l’équipe ! Vous pouvez tous en être immensément fiers, et à très juste titre.

Ce furent, pour moi, les deux étoiles de cette dégustation. Ils possèdent une telle finesse, une telle plénitude et une telle éloquence que je soupçonne qu’ils pourraient bien faire quelque peu pâlir nombre des grands millésimes du passé.

Heureux seront ceux qui auront, le moment venu, le privilège de les déguster à leur pleine maturité. »

Merci, Michael, pour votre fidélité et ces mots précieux.🙏